Master's degree thesis
University of Genoa, Faculty of Architecture and Architectural Engineering
Department of Theory, History, and Projects
Abstract en français du mémoire théorique
Analyse de la communication contemporaine en architecture : la construction d’une image comme moment de production culturelle qui vit d’une valeur indépendante de l’architecture d’usage. La volonté de s’attarder sur la communication de l’architecture découle de la nécessité de clarifier son rôle dans le monde contemporain.
L’architecte contemporain tire parti de l’architecture à travers son image, à travers une narration visuelle élaborée construite selon le code de la communication plutôt que selon les anciens codes de la transmission du projet architectural. C’est pour cette raison et pour d’autres raisons que la question de l’organisation de la représentation du projet revêt une certaine importance, puisqu’il faut tenir compte du poids de la communication visuelle dans le tableau d’ensemble de l’histoire de la production humaine, de son rôle dans la société contemporaine et de sa valeur pour la discipline architecturale.
Le moment central de l’étude est l’observation du travail des graphic designers - ou des producteurs d’images, producteurs d’illusions - au sein des principales agences de rendering. Il est possible que les injonctions de la société aient généré une volonté inconsciente chez les producteurs d’images : la nécessité de recourir de plus en plus à des effets spéciaux, des gadgets, afin d’attirer l’attention du destinataire et de le faire participer à une expérience aussi satisfaisante que possible. Cela s’expliquerait par le fait que la dimension du spectacle remet en cause la conception de l’expérience réelle au profit de la dominance de la dimension de consommation - consommation considérée comme un échange symbolique véhiculé à travers l’image.
La consommation des images architecturales vient se substituer à la pratique de l’espace-architecture. Ainsi, un tel mécanisme génère un dépassement de la valeur d’usage et simultanément de la valeur du signe : l’objet de l’échange n’existe plus en tant que valeur ni en tant que terme complet et il est annulé par toute la série de significations imaginaires qui lui sont attribuées par le destinataire.
On pourrait alors affirmer qu’il ne s’agit pas d’une production qui se fonde sur une théorie des besoins et de leur satisfaction, mais plutôt sur la conception d’un système de signes qui favorise un échange symbolique. Également, on peut supposer, selon le philosophe Jean Baudrillard, que le réel est neutralisé et que cette fin du réel, paradoxalement, s’exprime dans un excès : l’hyper-réalité ou le réel reproduit.
Dans ce cas, la production et la consommation font partie de la simulation et l’échange de biens fait partie d’une logique immatérielle. Il s’agit alors du principe de la simulation qui gouverne au lieu du principe de réalité.
La pratique de la construction de l’image architecturale en tant que moment de production culturelle a été explorée, afin de comprendre le rôle de l’architecture dans le filet des fonctions constituant le message visuel et l’expression puissante et symbolique de la représentation.
Fields
Architecture
Sociology
Theory
Visual culture
L'image du désir - brochure
Brochure pour le mémoire, distribuée dans les locaux le jour de discussion de la thèse
University of Genoa, Faculty of Architecture and Architectural Engineering