Practice research project
Paris, 2019
Role
Photographer, initiator, researcher, curator, exhibition designer
Focus
Gender, body politics, visual culture, feminist theory
Outcomes
Public exhibition in Paris
A collective visual and written archive
Public dialogue around feminism, body politics, and representation
Flyer for the Paris exhibition
Social media banner
Context
This project translated intimate bodily narratives into a public spatial experience, questioning how private shame becomes collective political discourse. Exhibition design as spatial mediation between private and public.
Research questions
How do social norms shape women’s intimate perception of their bodies?
How does shame operate as a political mechanism of control?
Can participatory image-making enable agency and re-appropriation?
Metodology
Qualitative interviews and consent-based photography
Analog photography as investigative medium
Written testimonies
Exhibition design as spatial mediation between private and public
Outcomes
Public exhibition in Paris
A collective visual and written archive
Public dialogue around feminism, body politics, and representation
Abstract in French
Le projet présenté ici est un travail sur le corps et sur l’intime. Une volonté d’interroger les femmes sur leur propre rapport à leur corps. Une pratique qui joue entre l’intime, les normes esthétiques et leur représentation. Une démarche pratique, intellectuelle, politique et esthétique. Une volonté de montrer ce que la sortie de la norme courante peut provoquer dans le psychique. J’ai développé ce projet photo dans l’espoir de soutenir les femmes dans un travail sur elles-mêmes, à travers la photo et grâce aux textes produits.
Il s’agit d’un travail de dialogue et d’admission dans la psychologie des femmes qui participent au projet en montrant leur corps. Ces femmes ne sont pas un sujet passif mais, au contraire, le sujet actif qui choisit de montrer la partie la moins aimée de son corps en se livrant à l’appareil photo. La photo n’est qu’un moment du projet, intercalée avec les entretiens pendant les séances photo et les textes livrés par les femmes elles-mêmes.
Le projet se joue sur les allers-retours entre l’intime et le collectif ; alors l’exhibition des photos devient nécessaire à la divulgation du contenu méta-visuel qui s’appuie sur une démarche esthétique qui veut sortir de l’érotisation conventionnelle et qui affirme la volonté d’une déconstruction de la représentation stéréotypée.
L’exhibition n’est que l’instant ultime, espace où l’intime dévient collectif.
Ce travail n’est pas exhaustif, en dépit des différents pays d’origine des femmes, de leur lieu de résidence et de leur âge. Néanmoins, il relève une portée globale dérivant de la dimension hétéroclite des sujets. Cela contribue à la dimension collective du projet comme le fait de ne jamais montrer les visages apporte une valeur universelle à la représentation par les photos.